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Lexique du chargeur de batterie : volts, ampères, AGM, floating et les autres mots des annonces

Une annonce de chargeur aligne en quelques lignes des volts, des ampères, des ampères-heures, quatre ou cinq types de batterie et autant de modes. Ce lexique définit chacun de ces mots en une ou deux phrases qui se comprennent seules, rangées par thème. Quand une définition reprend un chiffre d'une notice ou d'un organisme, elle le nomme, et la liste des documents est en bas de page.

Cherchez un mot dans le champ ci-dessous, ou parcourez les thèmes : les grandeurs électriques, les types de batterie, la charge et ses modes, le branchement et la sécurité, les appareils.

Les grandeurs électriques

Tension (V)

La « pression » électrique entre les deux bornes, en volts. Une batterie de voiture au plomb est dite de 12 V : six éléments d'environ 2 V chacun. Un chargeur doit être réglé sur la tension de la batterie, 6, 12 ou 24 V, sinon il la surcharge ou ne la charge pas.

Courant de charge (A)

Le débit d'électricité que le chargeur envoie dans la batterie, en ampères. Plus il est fort, plus la recharge va vite, dans la limite de ce que la batterie accepte. C'est le chiffre mis en avant par les annonces : 1 A pour un mainteneur, 5 à 10 A pour un chargeur de voiture courant.

Ampère-heure (Ah)

L'unité de capacité d'une batterie : une batterie de 60 Ah peut en théorie fournir 1 A pendant 60 heures, ou 3 A pendant 20 heures. La capacité est écrite sur l'étiquette ; c'est elle qui dit quel courant de charge choisir.

Capacité acceptée

La plage de batteries, en Ah, qu'un chargeur sait recharger. La notice du CTEK MXS 5.0 donne par exemple 1,2 à 110 Ah, celle du NOCO GENIUS10 jusqu'à 230 Ah. Au-delà, l'appareil peut souvent encore entretenir la batterie, mais plus la recharger dans un temps raisonnable.

Règle des 10 %

Ordre de grandeur donné par le fabricant de batteries GS Yuasa : un chargeur d'environ un dixième de la capacité de la batterie, soit 5 A pour 50 Ah. Ce n'est pas une loi, mais un repère pour ne choisir ni un appareil trop faible ni un appareil trop brutal.

Wattheure (Wh)

L'énergie contenue dans une batterie, tension multipliée par capacité : une batterie de 12 V et 100 Ah stocke environ 1 200 Wh. Les boosters et les batteries lithium l'écrivent parfois à la place des ampères-heures.

mAh (milliampère-heure)

Un millième d'ampère-heure. Les boosters de démarrage indiquent la capacité de leur batterie interne en mAh, comme un téléphone : 20 000 mAh valent 20 Ah, mesurés à la tension des cellules internes, et non à 12 V.

Courant de crête

Le courant le plus fort qu'un booster annonce pouvoir fournir, pendant une fraction de seconde. La notice du NOCO Boost GB40 donne 1 000 A. Chaque marque le mesure à sa façon : il dit peu de chose sans la cylindrée démarrable.

CCA (courant de démarrage à froid)

Le courant qu'une batterie de démarrage peut débiter par grand froid pendant un temps court, mesuré selon une norme écrite à côté du chiffre (EN ou SAE). Il dit la force de la batterie au démarrage, pas la quantité d'énergie qu'elle contient.

Tension au repos

La tension d'une batterie débranchée depuis quelques heures, lue au voltmètre. Elle renseigne sur son état de charge : une batterie au plomb pleine se situe au-dessus de 12,6 V environ, et plus elle descend, plus la batterie est vide.

Les types de batterie

Plomb ouvert

La batterie au plomb classique, à électrolyte liquide, parfois avec des bouchons sur le dessus pour refaire le niveau d'eau. Elle dégage de l'hydrogène en fin de charge et accepte la plupart des chargeurs 12 V. On la dit aussi « liquide » ou « wet ».

Sans entretien (MF)

Batterie au plomb liquide fermée, sans bouchon à ouvrir : on n'y ajoute jamais d'eau. Elle se charge comme une batterie au plomb ouvert. Les annonces l'écrivent souvent « MF », pour maintenance free.

Calcium (Ca/Ca)

Batterie au plomb dont les grilles contiennent du calcium, ce qui limite la perte d'eau. Elle demande une tension de charge un peu plus haute ; certains chargeurs l'écrivent à part, et la fiche du CTEK MXS 5.0 la cite parmi ses batteries.

AGM

Batterie au plomb dont l'électrolyte est retenu dans un mat de fibre de verre, scellée à soupape. Selon Varta, elle équipe les voitures Start-Stop avec récupération d'énergie au freinage et se charge de préférence avec un chargeur doté d'un mode AGM, autour de 14,4 à 14,8 V.

EFB

Batterie au plomb liquide renforcée, pour les voitures Start-Stop les plus simples. Varta indique qu'elle se charge en général avec un chargeur classique et qu'il vaut mieux éviter les modes AGM ou gel, souvent à des tensions plus hautes qui peuvent l'abîmer.

Gel

Batterie au plomb dont l'électrolyte est figé en gel. Elle tient bien les décharges profondes, d'où sa place sur les bateaux et les fauteuils roulants. D'après l'INRS, elle supporte mal les charges rapides : il lui faut un chargeur qui l'écrit, avec un courant modéré.

Lithium (LiFePO4)

Batterie au lithium fer phosphate, plus légère qu'une batterie au plomb, de plus en plus courante sur les motos et les camping-cars. Elle exige un chargeur doté d'un mode lithium : CTEK déconseille un chargeur conçu pour le plomb, et NOCO réserve son mode lithium aux batteries 12 V équipées d'un BMS.

BMS (système de gestion de batterie)

L'électronique intégrée à une batterie lithium, qui surveille chaque cellule et coupe la charge ou la décharge en cas de danger. Une batterie lithium sans BMS ne se charge pas avec un chargeur grand public ; le fabricant de la batterie donne alors les tensions à respecter.

Start-Stop

Système qui coupe le moteur à l'arrêt et le relance au démarrage. Il use davantage la batterie, d'où des modèles AGM ou EFB. Sur une voiture Start-Stop avec capteur de batterie, CTEK demande de brancher la pince noire sur la masse prévue, pas directement sur la borne négative.

Élément

La cellule de base d'une batterie. Un élément au plomb fournit environ 2 V : une batterie de 12 V en aligne six, une de 6 V trois. Un élément mort suffit à rendre une batterie inutilisable, quel que soit le chargeur.

Batterie de service

La batterie qui alimente l'équipement de vie d'un camping-car ou d'un bateau (éclairage, pompe, réfrigérateur), séparée de la batterie de démarrage du moteur. Elle subit des décharges profondes et se recharge souvent par un chargeur fixe, un panneau solaire ou un chargeur DC-DC.

La charge et ses modes

Courbe de charge

La suite de tensions et de courants qu'un chargeur applique au fil de la charge. Une courbe IU0U enchaîne un courant constant, puis une tension constante d'absorption, puis une tension plus basse de maintien. C'est elle qui distingue un chargeur moderne d'un simple transformateur.

Étapes de charge

Les phases successives d'une courbe de charge, que les annonces comptent : analyse, récupération, charge, absorption, test, maintien. La fiche du GYSFLASH 4.12 en décrit sept, celle du CTEK MXS 5.0 huit. Leur nombre ne dit pas à lui seul la qualité de la charge.

Charge d'absorption

La phase où le chargeur tient une tension constante et laisse le courant diminuer, le temps que la batterie se remplisse vraiment. Elle se fait vers la tension haute de la batterie, autour de 14,4 à 14,8 V pour une 12 V au plomb selon les notices.

Tension de fin de charge

La tension que le chargeur atteint quand la batterie est presque pleine. Elle change selon la chimie : la notice du NOCO GENIUS10 donne 14,5 V pour une 12 V au plomb, 14,8 V en AGM et 14,6 V en lithium. Un mauvais réglage sous-charge ou surcharge la batterie.

Floating (charge d'entretien)

Une tension légèrement plus basse que celle de charge, tenue une fois la batterie pleine, pour compenser sa décharge naturelle sans la surcharger. L'INRS situe la charge flottante entre 2,25 et 2,35 V par élément au plomb, soit environ 13,5 à 14,1 V pour une 12 V.

Maintien de charge

Le mode qui garde une batterie pleine pendant des semaines sans l'abîmer, chargeur branché en permanence : par tension flottante, par impulsions, ou les deux. C'est lui qui compte pour une moto ou une voiture qui passe l'hiver au garage.

Charge par impulsions

Un maintien de charge qui envoie de courtes impulsions quand la tension de la batterie baisse, plutôt qu'une tension continue. La fiche du CTEK MXS 5.0 annonce ce maintien jusqu'à 160 Ah, au-delà de sa plage de recharge.

Sulfatation

Des cristaux de sulfate de plomb qui durcissent sur les plaques d'une batterie restée longtemps déchargée. Ils réduisent sa capacité, puis l'empêchent de reprendre la charge. Garder la batterie pleine, par un maintien de charge, est la meilleure façon de l'éviter.

Désulfatation

Un mode qui tente de dissoudre la sulfatation par une tension plus haute ou des impulsions. La notice du NOCO GENIUS10 monte jusqu'à 16,5 V, sur une batterie au plomb 12 V débranchée du véhicule. Elle peut redonner un peu de capacité, jamais réparer une batterie usée.

Reconditionnement

Autre nom de la désulfatation chez certains fabricants : CTEK l'appelle « Recond ». Comme toute désulfatation, il ne convient pas à toutes les chimies : la notice dit lesquelles.

Mode hiver

Un réglage qui relève un peu la tension de charge quand il fait froid, car une batterie froide accepte mal la charge. La fiche du GYSFLASH 4.12 le propose sous 5 °C. Il remplace en partie la compensation de température, sur les appareils qui n'en ont pas.

Compensation de température

Un capteur qui ajuste seul la tension de charge à la température ambiante : plus haute au froid, plus basse à la chaleur. La fiche du CTEK MXS 5.0 et celle du NOCO GENIUS5 l'annoncent ; la plupart des annonces du rayon n'en disent rien.

Mode alimentation

Le chargeur fournit une tension stable, autour de 13,6 V selon les notices NOCO et Bosch, pendant qu'on remplace la batterie, pour que la voiture ne perde ni ses réglages ni la mémoire de ses calculateurs. Il ne charge pas la batterie.

Tension de départ

La tension minimale qu'une batterie doit encore avoir pour que le chargeur accepte de la charger. Elle est de 2 V pour le CTEK MXS 5.0 et de 1 V pour le NOCO GENIUS5. Sous ce seuil, beaucoup d'appareils croient qu'aucune batterie n'est branchée.

Mode forcé

Un réglage manuel qui fait charger ou démarrer une batterie tombée presque à zéro, sous la tension de départ. Chez NOCO, il désactive les protections : sur le booster GB40, plus d'anti-étincelle ni de protection contre l'inversion des pinces. Il se manie avec la notice sous les yeux.

Temps de charge

La durée pour remplir une batterie. CTEK donne pour une 50 Ah totalement vide environ 25 heures avec 2 A, 5 heures avec 10 A ; NOCO, pour une 80 Ah à moitié vide, environ 12 heures avec 5 A. La température et l'état de la batterie l'allongent.

Profondeur de décharge

La part de sa capacité qu'une batterie a perdue : à 50 %, elle est à moitié vide. Les tableaux de temps de charge des fabricants l'indiquent, car une batterie à moitié vide se recharge deux fois plus vite qu'une batterie à plat.

Chargeur intelligent

Le nom commercial des chargeurs à microprocesseur qui suivent une courbe de charge et passent seuls au maintien. Le mot ne dit ni les chimies acceptées, ni le courant, ni les protections : ce sont ces lignes de l'annonce qu'il faut lire.

Le branchement et la sécurité

Hydrogène

Gaz dégagé par une batterie au plomb pendant la charge, surtout à la fin. L'INRS rappelle qu'il devient explosif dans l'air entre 4 et 75 % du volume, qu'une étincelle de 17 microjoules suffit à l'enflammer, et qu'il monte et s'accumule en hauteur.

Dégagement gazeux

La production d'hydrogène et d'oxygène par électrolyse de l'eau de la batterie, en fin de charge ou en surcharge. D'après l'INRS, chaque ampère-heure de surcharge dégage environ 0,42 litre d'hydrogène. Les batteries AGM et gel en dégagent beaucoup moins, mais pas zéro.

Ventilation

Le renouvellement de l'air autour de la batterie qui charge, pour que l'hydrogène ne s'accumule pas. La Suva conseille de ventiler pendant toute la charge et au moins une heure après, et de tenir toute source d'inflammation à plus d'un mètre.

Borne positive

La borne marquée « + », souvent sous un capuchon rouge. La notice NOCO précise qu'elle est en général plus grosse que la négative. C'est sur elle que se pose la pince rouge, en premier.

Masse (châssis)

Une partie métallique nue du véhicule, reliée à la borne négative. Les notices NOCO et CTEK font poser la pince noire sur la masse, loin de la batterie, plutôt que sur la borne négative quand la batterie reste dans le véhicule, pour éloigner une éventuelle étincelle des gaz.

Ordre de branchement

D'après les notices NOCO, CTEK et Bosch et la page de Varta : pince rouge sur la borne positive, puis pince noire sur la masse, puis prise secteur en dernier ; pour débrancher, secteur d'abord, puis la noire, puis la rouge. Une notice qui dit autre chose prime pour son appareil.

Pinces crocodile

Les pinces à ressort qui se fixent sur les bornes, rouge pour le positif et noire pour le négatif. Pratiques pour une charge ponctuelle, elles se décrochent plus facilement que des cosses quand l'appareil reste branché tout l'hiver.

Cosses

Des œillets vissés à demeure sur les bornes de la batterie, reliés à un connecteur rapide. Ils évitent d'ouvrir le capot ou la selle à chaque charge : on branche le mainteneur sur le connecteur. Certains chargeurs les fournissent avec leurs pinces.

Inversion de polarité

Le branchement des pinces à l'envers, rouge sur le négatif. Un appareil protégé refuse alors de débiter et l'indique ; sans protection, l'inversion peut faire fondre un fusible, abîmer l'électronique du véhicule ou provoquer des étincelles.

Court-circuit

Un contact direct entre les deux pinces, ou entre une pince et la masse. Les étincelles qui en sortent sont dangereuses près d'une batterie qui dégage de l'hydrogène ; une protection écrite coupe le courant.

Anti-étincelle

Une protection qui ne met les pinces sous tension qu'une fois une batterie détectée. Elle évite l'étincelle au moment de poser la deuxième pince, mais ne remplace pas la ventilation.

Indice IP

Un code à deux chiffres qui dit la résistance d'un appareil aux poussières (premier chiffre) et à l'eau (second). IP65 veut dire étanche à la poussière et protégé contre les jets d'eau : la fiche du CTEK MXS 5.0, celles des NOCO GENIUS et du GYSFLASH 4.12 l'annoncent.

Marquage CE

La marque par laquelle le fabricant déclare que l'appareil respecte les règles européennes, dont la directive 2014/35/UE sur le matériel électrique alimenté entre 50 et 1 000 V en courant alternatif. Il est apposé par le fabricant lui-même, sans contrôle préalable par un organisme.

EN IEC 60335-2-29

La norme européenne de sécurité des chargeurs de batterie à usage domestique, dont la sortie ne dépasse pas 120 V en courant continu. Elle vise aussi les chargeurs utilisés dans les garages, les magasins et les fermes. La fiche du GYSFLASH 4.12 la cite.

Les appareils

Chargeur de batterie

Un appareil branché sur le secteur qui recharge une batterie en quelques heures, puis passe le plus souvent au maintien. Il se choisit à la tension, à la chimie et à la capacité de la batterie, puis au courant.

Mainteneur de charge

Un petit chargeur, souvent d'un ampère ou moins, conçu pour rester branché des semaines et garder une batterie pleine. Il convient à une moto, une voiture de collection ou une tondeuse qui hivernent, mais il est trop faible pour remonter vite une batterie de voiture vide.

Booster de démarrage

Une batterie portable, au lithium le plus souvent, avec des pinces, qui fournit le gros courant du démarrage quand la batterie du véhicule est à plat. Il ne recharge pas la batterie : une fois le moteur parti, c'est l'alternateur ou un chargeur qui s'en charge. La notice du NOCO GB40 demande de ne pas dépasser cinq démarrages de suite en quinze minutes, puis de le laisser reposer.

Chargeur démarreur

Un chargeur sur secteur doté d'une fonction d'aide au démarrage, qui envoie un fort courant pendant quelques secondes. Il ne sert qu'à proximité d'une prise, à l'inverse du booster portable.

Chargeur solaire

Un petit panneau photovoltaïque, souvent posé derrière le pare-brise ou sur le toit d'un camping-car, qui entretient la batterie au soleil. Sa puissance suffit à compenser une décharge lente, rarement à recharger une batterie vide.

Chargeur DC-DC

Un appareil monté dans un camping-car ou un bateau, qui charge la batterie de service depuis l'alternateur pendant que le moteur tourne, avec la bonne courbe de charge. Il est fréquent avec une batterie de service au lithium.

Un mot manque, une définition vous paraît fausse ? Écrivez à la rédaction : nous vérifions dans la notice ou le document cité avant de corriger. Pour choisir un appareil à partir de votre batterie, l'outil de choix pose cinq questions.

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